L'Arche en bref

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L'Arche, c'est sous un même toit, une vie partagée entre des personnes handicapées mentales et des assistants salariés et jeunes volontaires de Service Civique qui les accompagnent.

C'est l'occasion donnée à ces personnes handicapées accueillies, de vivre une vie communautaire propice aux relations fraternelles et chaleureuses, d'avoir des amis, un travail, de mener une "vie normale", d'avoir une vraie place dans notre société.

C'est l'occasion donnée aux assistants de découvrir le don et le talent des personnes ayant un handicap mental: étonnamment, la vie partagée au quotidien (repas, douches, week-end, travaux, loisirs, etc.) avec des personnes d’origines, de capacités intellectuelles, de religions différentes, est source de véritables bouleversements intérieurs. Cette expérience change leur regard sur l’humanité et le monde, sur eux-mêmes ou encore sur leurs propres faiblesses.

Les personnes qui ont un handicap mental révèlent, au cœur même de leurs fragilités, des trésors d’humanité.

Ces trésors d’authenticité, d’humour, de sensibilité sont destinés à tous ceux qui choisissent de les connaitre et les aimer tels qu’elles sont. Accepter de rencontrer des personnes différentes, et faire tomber des murs trop longtemps bâtis (par peur de l’autre, peur d’être imparfait, par conventions, cimentés par une multitude de préjugés) peut se révéler être une aventure forte en émotion…

Chiffres clefs

L'Arche fête ses... 52 ans !
En France :
  • 33 communautés
  • 125 foyers à taille humaines
  • 6 projets de nouvelles communautés
  • 350 volontaires de Service Civique par an
  • Plus de 1200 personnes ayant un handicap
Dans le monde :
  • 149 communautés
  • 38 pays sur les 5 continents
  • Plus de 4000 personnes avec un handicap accueillies

Le rôle de la Fondation

La Fondation Les Amis de L’Arche, reconnue d’utilité publique collecte auprès de ses amis donateurs des dons et legs destinés à financer les projets et activités de L’Arche, tant en France qu’à l’étranger.

Histoire de L'Arche

L’Arche est née il y a 50 ans (en 1964), à la suite d’une initiative « hors norme » d’un homme en quête de sens, Jean Vanier. Face à la situation des personnes handicapées mentales, à l’époque encore hébergées dans des asiles psychiatriques, Jean Vanier perçoit combien ces personnes sont en souffrance : outre leurs handicaps, la société les déconsidère et les rejette.

Fort d’une vision chrétienne de l’Homme, Jean Vanier reconnait dans ces personnes une dignité bafouée, et décide de s’engager auprès d’elles. Alors promit à une brillante carrière militaire au Canada (Jean est Canadien), il décide de s’installer contre toute logique dans ce qui deviendra le premier foyer de L’Arche : dans une petite maison de Trosly-Breuil (un village dans l’Oise), Jean Vanier propose à trois personnes ayant un handicap mental de « vivre ensemble ».

« Il m’a sorti d’un centre où j’étais placé par des assistantes sociales. C’était vraiment désert quoi ! On n’avait pas de village autour, on n’avait pas de communication, on était toujours entre quatre murs », témoigne  Philippe.
Leur quotidien est simple et fraternel ; Raphaël et Philippe se révèlent être de joyeux compagnons.

Depuis 50 ans, ce concept de vie partagée avec des personnes différentes, plus fragiles, a fait du chemin et a conquis de nombreux cœurs. On compte aujourd’hui 130 communautés de L’Arche dans 40 pays à travers le monde, où elles témoignent, dans leurs cultures respectives, des dons des personnes avec un handicap mental et travaillent ensemble à construire une société plus humaine.

Jean Vanier, témoin de son temps

Très vite de nouveaux lieux de vie voient le jour et Jean Vanier fait appel aux bonnes volontés pour l’accompagner dans sa tâche. Des jeunes de France, du Canada, d’Angleterre, d’Allemagne se joignent à lui faisant le choix de vivre avec des personnes avec un handicap mental.

Dès lors, la vie de Jean Vanier se confond avec l’histoire de L’Arche. Le projet se répand vite dans d’autres régions, d’autres pays, d’autres continents, comme en Amérique du nord dès 1969, en Inde en 1970 ou en Côte d’Ivoire en 1974. Jean Vanier rencontre aussi à plusieurs reprises lors de ses voyages en Inde Mère Teresa et a eu de nombreux échanges personnels avec Jean-Paul II qui appréciait particulièrement son œuvre.

L’expérience originale de Jean Vanier auprès de personnes ayant un handicap mental l’a conduit à cette vision paradoxale de la personne humaine et de sa dignité : l’être le plus fragile nous ouvre à accepter notre propre fragilité et cette acceptation de nos faiblesses nous conduit au dialogue, à l’ouverture à l’autre et à la paix.  Mais l’exigence d’une société où l’on doit être parfait, sans failles ni problèmes, et qui bannit le droit à l’erreur, nous met dans une tension permanente avec nous-mêmes et les autres.

L’intuition fondatrice de Jean Vanier qui a commencé dans le petit village de Trosly en 1964 se poursuit de nos jours. La route vers la justice et la paix s’est incarnée pour lui par un engagement de la vie entière. À l’âge de 84 ans, la ferveur du fondateur est encore visible dans sa sereine lucidité, et il est toujours et plus que jamais convaincu que ceux qui sont faibles et vulnérables font naître ce qu’il y a de plus beau et de plus lumineux chez ceux qui sont plus forts.
jean vanier fondateur de l'arche

"Les personnes avec un handicap nous révèlent ce que c'est qu'être humain." Jean Vanier

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Jean Vanier vit aujourd'hui dans une communauté de L'Arche à Trosly-Breuil. Il continue, du haut de ses 80 ans, à partager le quotidien des personnes ayant un handicap mental et des assistants et volontaires du foyer du Val Fleuri.